séjours et voyage au Maroc

TANGER, ville internationale

L’hôtel Muniria symbolise la <<Beat Génération >>. Les écrivains comme williams Burroughs- un des précurseurs du mouvement – , Paul Bowles , y passent . Jack kerouac et Allen Ginsberg y font les quatre cents coups. Suit toute une cohorte d’artistes dans la ville de tanger, séjournant dans cet hôtel ou dans un autre. Ils s’y retrouvent au bar.

On se grise des noms de tous ceux qui sont passés à tanger : Alexandre Dumas, pierre loti, joseph Kessel, jean genet, Roland Barthes, Samuel Beckett, Tennessee williams, Truman capote…très peu d’écrivains ont écrit <<sur>> Tanger, mais la ville a nourri leur imaginaire, les a aspirés dans son mythe ,les a inspirés. C’est une ville étape et une ville refuge, une ville passage et une frontiére.ont est au bout et au commencement d’une chose. Tanger, zone internationale de 1923 à 1956, date de l’indépendance, a accueilli tous ceux qui fuyaient l’Europe en guerre. les année 1950-1956 correspondent pour certains à la période de la belle époque.

Se construit l’image d’une ville de << contrebande, de proxénètes et de cosmopolitisme interlope. Elle acquiert aussi la réputation d’une ville internationale ou règnent une gaieté permanente, la drogue et une grande liberté sexuelle à l’abri de la réprobation populaire et des lois en vigueur >>, écrit dans son livre fort bien documenté, << Tanger, réalités d’un mythe >>, Rachid taferssiti. si Tanger fut gaie, elle a perdu sa gaieté. Non pas qu’on ne pourrait y rencontrer des tangérois pleins de gaieté, mais cette dernière ne saurait se lire dans le << paseo>> du boulevard pasteur.

Tanger est restée la ville du kif et de la contrebande. Elle est aussi restée plus les écrivains, les artistes et tous ceux qui sont en mal d’exotisme qui viennent à Tanger, ce sont ceux de la désespérance économique, des hommes , des femmes et des enfants d’autre villes du Maroc, d’Algérie, du Niger, du Nigéria, du Cameroun, du Sénégal qui viennent tenter , après un périple douloureux, l’impossible traversée . Les hommes n’ont plus de nom. Ils ne sont plus que des clandestins. Des << harragas >> (littéralement ceux qui brulent). Ils brulent leur passé, leur identité, leur mémoire. Chaque année, ils tentent, par milliers, dans des bateaux de fortune, la traversée du détroit. Certains y parviennent. Des certaines y laissent leur vie.

30 mai, 2013 à 0 h 50 min


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