séjours et voyage au Maroc

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Le ghassoul, une promesse de beauté

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Connu depuis des siècle par les femmes orientales, le ghassoul entre dans la composition des soins traditionnels du hammam au même titre que le savon noir .Réputé pour ses propriétés bienfaitrices, il s’utilise à des fins tant cosmétiques que thérapeutiques.

Les femmes orientales disposent de mille et un secrets de beauté pour séduire…Parmi eux , le ghassoul (prononcez ‹rassoul›) dont les papyrus égyptiens mentionnaient déjà les vertus régénératrices , protectrices et cicatrisantes. Savants européens et orientaux Avicenne pour ne citer que lui en ont également vanté les mérites dans leurs traitées de médecine .Les Anciens l’employaient en guise de shampoing ou de lessive en raison de ses propriétés nettoyantes et purifiantes, comme l’atteste le mot lui-même : ‹gassoul› ayant pour origine l’arabe ‹rassala›, qui signifie laver.

Utilisé depuis des siècle par les populations d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient , cette argile saponifére a fait longtemps l’objet d’un commerce dans tout l’Orient. À l’état brut , l’argile se présente sous forme de poudre ou de plaquettes de couleur sombre qui, additionnée d’eau, produit une boue aux propriétés moussantes et dégraissantes. Sa préparation relevait à l’époque d’un véritable rituel dont le secret consistait à faire macérer pendant toute une nuit le produit brut dans le l’eau mélangée à plusieurs essences: eau de rose , clous de girofle , huiles essentielles , fleurs d’oranger, eucalyptus, myrte, jasmin, lichens ou camomille autant d’ingrédients mélangées avec soin , autant de potions que l’on espérait magiques.

DAKHLA

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À la pointe Sud de la baie du Rio de Oro, la capitale de la région de l’Oued Eddahab-Lagouira , fondée en 1884 et baptisé Villa Cisneros par les Espagnols , fut aussi une escale de la ligne de l’Aéropostale vers Dakar . Autrefois coupée du monde , ensablée , délaissée , elle s’est transformée en quelques années à force d’investissements colossaux . Naguère ville horizontale et blanche , elle a vu surgir des sables dérouteront ceux qui l’ont connue à l’époque des convois en partance vers Nouadhibou. Mais que l’on ne s’y trompe pas .Même si la corniche prend des allures de station balnéaire , le vieux Dakhla mais pour combien de temps encore ? retient l’attention .Celui qui ose dire qu’il n’y a rien à voir ou à faire dans cette ville est aveugle et sourd à la magie qui opère quand sonne le jour finissant le réveil à l’heure espagnole .Elle se transforme alors en un vaste souk , où une foule compacte et chaleureuse s’étourdit entre mille et une échoppes dans un tourbillon de musique et d’odeurs .L’Afrique noire est proche et tout semble en annoncer la couleur .Atmosphère joyeuse et bon enfant , femmes souriantes drapées dans leur melfah , conversations animées des hommes fièrement revêtus de leur darâa… Un dernier regard compatissant sur un dromadaire couchée sur le trottoir rn attendant son sacrifice en l’honneur de jeunes mariées , et déjà la perspective du retour renvoie au souvenir ému d’un voyage au bout du rêve .La remontée vers le nord sera pleine de saunages et d’appréhensions : en quittant ces ‹déserts vivants› s’insinue le sentiment étrange et paradoxal de retourner vers nulle part …

En somme , de tourner le dos à la civilisation.

Le plus grand port du royame

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Le plus grand port du royame port-essaouira-300x216Comme pour la «Sérénissime» Venise,l’impression la plus forte serait d’arriver par la mer, à l’instar de tous ces navigateurs qui, depuis lAntiquité, ont été attirés par le site l’Amagdoul. Le port fut la raison d’être de la création de la ville par son fondateur Sidi Mohamed Ben Abdellah. Voulant le substituer à celui d’Agadir, il le conçut sur le modèle européen du port de Saint-Malo et en fit le port le plus important du Royaume. La période la plus prospère eut lieu dans la première partie du XIXe siècle. En 1844, il subit le bombardement de la marine de guerre française. Mais ce sera le développement des ports d’El Jadisa, de Casablanca et d’Agadir qui provoquera son déclin.

Essaouira

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«Essaouira surgit, blanche et lumineuse, comme un havre de paix et de fraîcheur, tel un lieu idéal où retrouver la quiétude»

domptée, tantôt sauvage. Le calme de sa baie splendide et la fureur de l’Atlantique qui vient cogner en hiver aux remparts de la ville, la majesté du vol de ses goélands et de ses mouettes et leurs cris étranges ressemblant parfois à des bébés en détresse ou à des ricanements de vieillards, la relative douceur de son climat hivernal et force implacable de ses vents qui terres et fait frissonner de froid en plein mois de juin. Essaouira, ambivalente sans le trouble que peut parfois apporter l’ambivalence, fascine parce qu’elle ne saurait se réduire à une description, à une impression unique.

Essaouira, ambivalent jusqu’à son tracé urbain avec sa «trame hybride entre l’orthogonalité des axes structurants et la sinuosité des ruelles». Le visiteur peut quitter la ville, éreinté par le harcèlement du vent, mais à peine a-t-il repris ses forces, qu’il entend l’appel d’Essaouira.

les grandes zaouïas

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Le pays Chiadma et la confrérie des Regraga

Cette route qui nous emmène dans la région d’Essaouira traverse le pays Chiadma , célèbre pour la présence dans la tribu de la confrérie maraboutique des Regraga , de leurs vingt-quatre zaouïas et de leurs nombreux sanctuaires .Parmi les grandes zaouïas , on compte celles de Sidi Ouasmin (Taourirt), Sidi Ali et Krati , Talmest , Bou Tritech , Sidi Hassiin Moul el Bab, Akermoud , Skia…Beaucoup de récits et de légendes content l’origine et l’implantation des Ragraga dans la région. Léon l’Afrique cite la présence dans sa ‹description de l’Afrique › en parlant d’une secte religieuses qui , jeunant le jour et priant la nuit , occupait les hauteurs de la montagne dite Jbel Lahdid , relief situé entre Essaouira et Safi … Il y a là de grandes forets et de nombreuses sources .Le miel abonde , ainsi que l’huile d’argan [...] Les gens sont pauvres. Ils sont vertueux et dévots . (Sur les traces de Castello Real…) , Lakhbar Omar.

Georges Lapassade , professeur émérite à l’université Paris VIII, a principié en 1985 au tournage d’un documentaires sur les grandes rogations maraboutiques des Regraga . Il publie son ‹Journal de route chez le Regraga › illustre des photographies de Fréderic Damgaard. Collaborant à quelques projets de La passade, Abdelkader Mana , sociologue, originaire de la ville d’Essaouira , effectue lui aussi un travail sur les Regraga porteurs de baraka .Il fait avec eux la tournée printanière , de village en village , qu’ils font chaque année , aux premiers jours d’avril .Leur moussem s’ordonne autour des sept marabouts . ‹Une quête qui les conduit à travers tout le pays Chiadma où leur passage est considéré comme bénéfique et fécondant pour les plantes, le cheptel et les humains› (‹Les Regraga ›, Abdelkader Mana).

Casablanca, face à la mer

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Réconcilier Casablanca avec son littoral… Telle est la volonté de l’Agence urbaine. Premier grand projet : la marina. Le coup d’envoi des travaux, qui se poursuivront jusqu’en 2012, a été donné en mars 2006 par S.M. Mohammed VI en personne.

Outre un port de plaisance, des hôtels, des bureaux, des logements, des commerces et des espaces de loisirs vont voir le jour sur une superficie de 24 ha, dont un hectare sur mer.

Le but est , qu’en 2012, Casablanca enregistre 3 millions de nuitées, contre 1,1 million en 2005.

Pour attirer les touristes, la ville mise donc sur son bord de mer, auquel jusqu’à présent elle tournait le dos.

On parle même de déplacer le port de pêche, le chantier naval et la gare ferroviaire pour dégager des kilomètres supplémentaires de côte.

Un thé au Café Halafta Tangé

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Après s’être arraché au rêve éveillé sur la nécropole, sur la place du quartier Marshan, notre ami Rachid nous fait découvrir “Le” café Halafta où se retrouvent les étudiants, les retraités et tous les Tangérois nostalgiques.

À l’ombre de grands arbres, on peut y déguster un thé noir avec de la menthe, de la verveine, de l’absinthe et des fleurs d’oranger dans un grand verre, une particularité de la maison. Mais, surtout, on peut assister tous les vendredis à un concert de musique andalouse dans un jardinet. Les musiciens et les mélomanes s’y retrouvent. Le Café Halafta est ancré dans la mémoire de tous les Tangérois, à l’instar du Café Hafa qui a ouvert des portes dans les années vingt.

TANGER, ville internationale

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L’hôtel Muniria symbolise la <<Beat Génération >>. Les écrivains comme williams Burroughs- un des précurseurs du mouvement – , Paul Bowles , y passent . Jack kerouac et Allen Ginsberg y font les quatre cents coups. Suit toute une cohorte d’artistes dans la ville de tanger, séjournant dans cet hôtel ou dans un autre. Ils s’y retrouvent au bar.

On se grise des noms de tous ceux qui sont passés à tanger : Alexandre Dumas, pierre loti, joseph Kessel, jean genet, Roland Barthes, Samuel Beckett, Tennessee williams, Truman capote…très peu d’écrivains ont écrit <<sur>> Tanger, mais la ville a nourri leur imaginaire, les a aspirés dans son mythe ,les a inspirés. C’est une ville étape et une ville refuge, une ville passage et une frontiére.ont est au bout et au commencement d’une chose. Tanger, zone internationale de 1923 à 1956, date de l’indépendance, a accueilli tous ceux qui fuyaient l’Europe en guerre. les année 1950-1956 correspondent pour certains à la période de la belle époque.

Se construit l’image d’une ville de << contrebande, de proxénètes et de cosmopolitisme interlope. Elle acquiert aussi la réputation d’une ville internationale ou règnent une gaieté permanente, la drogue et une grande liberté sexuelle à l’abri de la réprobation populaire et des lois en vigueur >>, écrit dans son livre fort bien documenté, << Tanger, réalités d’un mythe >>, Rachid taferssiti. si Tanger fut gaie, elle a perdu sa gaieté. Non pas qu’on ne pourrait y rencontrer des tangérois pleins de gaieté, mais cette dernière ne saurait se lire dans le << paseo>> du boulevard pasteur.

Tanger est restée la ville du kif et de la contrebande. Elle est aussi restée plus les écrivains, les artistes et tous ceux qui sont en mal d’exotisme qui viennent à Tanger, ce sont ceux de la désespérance économique, des hommes , des femmes et des enfants d’autre villes du Maroc, d’Algérie, du Niger, du Nigéria, du Cameroun, du Sénégal qui viennent tenter , après un périple douloureux, l’impossible traversée . Les hommes n’ont plus de nom. Ils ne sont plus que des clandestins. Des << harragas >> (littéralement ceux qui brulent). Ils brulent leur passé, leur identité, leur mémoire. Chaque année, ils tentent, par milliers, dans des bateaux de fortune, la traversée du détroit. Certains y parviennent. Des certaines y laissent leur vie.

Festival Timitar d’Agadir

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Le programme de cet événement de plus de 500.000 spectateurs du 2 au 9 juillet, se décline en 37 concerts au cours desquels se produiront des troupes dont une vingtaine du Maroc, principalement des troupes amazigh et de la région, et le reste venant d’Allemagne, de Roumanie, de Bulgarie (Electric Gypsland), d’Agérie (Idir), du Brésil (Cyro Baptista et Beat The Donkey), du Burundi (les Maîtres Tambours du Burundi), d’Espagne (Luis de La Carrassa et Ojos De Brujo), de France-Maroc (Boss Phobie, les Tambours de Bronx), des Etats-Unis (Randy Weston) et de République Dominicaine-Jamaîque (Boom Shaka)

Le répertoire local et régional est représenté essentiellement par l’ensemble Batoul Al Marouani (Laâyoune), le groupe Izenzaren-Iggut Abdelhadi, la Rayssa Fatima Tabaamrant, le groupe Inerzaf, Raîss Lahsen Akhettab et Rayssa Amina Demssiriya, Raîss Lhoucine Amentag, le groupe Oudaden (Souss)

l’arganier et le ghassoul

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Deux produits typiquement marocains ont entamé une véritable percée dans le monde des cosmétiques: l’arganier et le ghassoul, aux multiples vertus bénéfiques pour la peau, les cheveux et l’ensemble de l’organisme.

L’arganier, grand arbre épineux de 6 à 8 mètres de hauteur, ne pousse que dans le Sud-Ouest, dans la plaine du Sous, et sur le versant nord de l’Ante-Atlas. Jamais planté ni semé, cet arbre fruitier vit de cent cinquante à trois cents ans. Il produit 8 à 20 kilos de noix de la taille d’une olive. Grillées et broyées, les graines donnent une huile très nutritive, riche en acide lin oléique, qui réduit les risques d’infarctus du myocarde, le taux de cholestérol, et possède des propriétés très actives contre le vieillissement des tissus. Elle est très recherchée par les grandes firmes françaises, allemandes, américaines rt japonaises. Le ghassoul, lui, est utilisé en masque pour les cheveux et le corps.

Une fois extraits des galeries souterraines, les petits blocs de terre de ghassoul sont broyés, traités, lavés et séchés au soleil.

Le Maroc détient les seuls gisements connus au monde, situés à Boulemane, en bordure du Moyen Atlas. Le pays exporte près de 50 % de sa production.

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